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Ce qu’il faut avoir lu et/ou vu : semaine du 18 janvier

Les stars du premier rang de la Fashion Week

Carla Bruni Fashion Week Schiaparelli

Cette semaine (depuis dimanche en fait), c’est la Fashion Week parisienne ! L’occasion de découvrir les nouvelles collections des plus belles marques françaises, mais aussi d’assister à un impressionnant défilé de personnalités et autres stars. Toutes ont un objectif : être assises au premier rang, très convoités. Elle.fr fait le point sur les stars de ce fameux front row.

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Raf Simons et Dior, c’est fini !

C’est la nouvelle « Oh my God ! » du jour sur la planète mode : après seulement quatre ans d’une collaboration très fructueuse, Raf Simons et Dior divorcent ! Arrivé en 2012 après la période très agitée de l’après John Galliano (et ses ennuis judiciaires), le Belge avait redonné un second souffle à la maison de couture en renouant avec les codes classiques et élégants originels, tout en y insufflant rigueur et poésie. Pour des classiques frais et revisités.

Raf Simons Dior

Après des débuts en haute couture réussis, le génie de 47 ans a assumé ce qu’il appelle une décision personnelle, expliquant vouloir se tourner vers de nouveaux projets (son nom est chuchoté chez Calvin Klein) et se concentrer sur sa propre marque… et des projets d’ordre personnels.

Qui pour le remplacer ? La tache s’annonce compliquée. Après Galliano et Simons, Dior ne peut miser que sur un génial créateur au style assez différent mais qui respectera la maison. Mais comme l’explique cet article du Monde, le créateur belge aura su laissé Dior sur des bases très saines : le chiffre d’affaire est en hausse et le parfum de scandale qui régnait avec Galliano est loin derrière.

Fashion week : la résurrection Courrèges

Une étape de plus vers la résurrection totale. Après 13 ans sans défilé, Courrèges a renoué avec les podiums ce mercredi, lors de la Fashion Week parisienne. Après plusieurs ouvertures de boutiques, une gamme de maquillage avec Estée Lauder et le lancement d’un nouveau parfum, la marque iconique des années 1960 confirme son retour au premier plan.

AFP / Bertrand Guay

AFP / Bertrand Guay

Alors, ça donne quoi le Courrèges version 2015-2016 ? Des pièces sobres et pures, des lignes franches, du blanc évidemment, de l’argenté mais aussi des couleurs fortes agrémentées d’intemporels beige et bleu marine. C’est moderne, avec des coupes chères à la marque. A la baguette, le duo Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer s’avère plein de promesses. Petit aperçu dans ce diaporama sur le site La Parisienne. Il manque, à mon très modeste et humble avis, un poil de personnalité dans ce très beau défilé de pièces simples et épurées.

AFP / Bertrand Guay

AFP / Bertrand Guay

AFP / Bertrand Guay

AFP / Bertrand Guay

AFP / Bertrand Guay

AFP / Bertrand Guay

En images : la nouvelle campagne Balenciaga avec Kate Moss et Lara Stone

Rendons à César ce qui lui appartient : c’est Elle qui a dévoilé en exclusivité sur son site (ici) les images de la campagne Automne-Hiver 2015 de Balenciaga. Devant l’objectif de Steven Klein, deux icônes de la mode : Kate Moss et Lara Stone, respectivement 41 et 31 ans. Histoire d’incarner deux générations de la femme Balenciaga.

Balenciaga / Steven Klein

Balenciaga / Steven Klein

Alexander Wang, directeur artistique de la marque de luxe, a expliqué vouloir mettre en scène une « conversation mystérieuse » entre Kate Moss et Lara Stone. Torride aussi tant les deux tops usent de poses lascives et sexy dans leurs tenues de fourrure, tweed ou cuir.

Balenciaga / Steven Klein

Balenciaga / Steven Klein

C’est la première fois que Moss et Stone posent ensemble pour une campagne : les deux tops, devenues stars, sont pourtant souvent passées par les mêmes maisons (Givenchy, Louis Vuitton, Versace…). Et comme le précise Elle, en 2014, pour son premier shooting dans la peau d’éditrice mode pour Vogue UK, la « brindille » avait choisi… Lara Stone.

Balenciaga / Steven Klein

Balenciaga / Steven Klein

Plus de photos sur le site de Elle, en cliquant ici.

L’info WTF du jour : à Cannes, pas de talons hauts, pas de tapis rouge

Ah Cannes et son festival, dix jours de glamour, de sensualité, de classe en perspective. Dix jours de tapis rouge foulé par des stars parées des plus belles robes (ou costumes pour messieurs), des plus beaux bijoux et surtout… des plus belles chaussures !

Brazilian model Luma Grothe poses as she arrives for the screening of the film "Asphalte" (Macadam Stories) at the 68th Cannes Film Festival in Cannes, southeastern France, on May 17, 2015.  AFP PHOTO / VALERY HACHE

Brazilian model Luma Grothe poses for « Asphalte » (Macadam Stories) at the 68th Cannes Film Festival, May 17, 2015. AFP PHOTO / VALERY HACHE

L’info a fait scandale (à l’échelle culturelle, rassurons-nous) : lors du festival de Cannes, toute femme n’étant pas perchée sur des hauts talons serait privée de tapis rouge. Si si ! Out les excuses de mal de pied ou de démarche mal assurée : le défilé sera haut perché ou ne sera pas !

Une mesure inscrite dans le règlement du festival

C’est le Daily Telegraph qui clame cette information, affirmant que la mesure est inscrite dans le règlement du festival : « Il est obligatoire pour toutes les femmes de porter des talons hauts lors des projections officielles. » Sinon quoi ? Sinon, pas de tapis rouge, comme en témoignent plusieurs femmes. « Dans ce qui semble être une mauvaise opération de relations publiques pour soutenir l’égalité des sexes, une poignée de femmes ont été refoulées de la projection du film en compétition de Todd Haynes, Carol, sous prétexte que la hauteur de leurs élégantes chaussures n’était pas acceptable », poursuit le quotidien britannique.

talons cannes

Une règle qui se transforme en « le port du smoking ou d’une tenue de soirée est exigé » sur le site internet du festival. Sur Twitter, Thierry Frémaux, délégué général de cette manifestation du glamour sur la Croisette, a lui aussi démenti… remis en cause par les réponses de plusieurs femmes sur le réseau social, affirmant avoir elles aussi été refoulées, comme le détaille cet article de Télérama.

Le jour où on imposera les talonnettes aux hommes… Rappelons au passage qu’on peut être très classe à plat et extrêmement vulgaire en talons.

L’adieu de Gisele aux podiums

Gisele Bündchen a foulé les podiums pour la dernière fois mercredi, à l’occasion de la fashion week brésilienne. La top ne pouvait de toutes façons tirer sa révérence qu’à Sao Paulo, dans son pays natal.

Bundchen Neslon Almeida AFP

Les spectateurs n’avaient d’yeux que pour elle lors du show Colcci : son mari, le joueur de foot US Tom Brady, ses parents, ses sœurs mais aussi une foule de personnalités ou d’anonymes, tous munis de leur téléphone portable pour immortaliser le dernier défilé de Gisele.

Noir dans la salle, un écran diffuse un rapide diaporama des prestations de la belle, repérée en 1993 par l’agence Elite (elle a alors 14 ans) puis mise sur orbite par Alexandre McQueen. Le podium s’illumine et Gisele Bündchen fait son entrée, vêtue d’une robe blanche courte en dentelle et de bottes-spartiates. Comme toujours, la démarche est assurée, très chaloupée. Elle est radieuse et arbore une chevelure à faire pâlir n’importe quelle fille de jalousie. La Brésilienne sourit, prend un air mutin, fait des signes de la main… bref, elle vit ! Bien loin des mannequins interchangeables, pâlichonnes et sans saveur de la nouvelle génération.

Gisele Bundchen défilé

La top de 34 ans, dont le corps a simplement dit stop, n’a pu retenir ses larmes lors du final, entourée de mannequins arborant un tee-shirt à son effigie. Et nous non plus. Elle a annoncé vouloir rester dans le monde de la mode et c’est tant mieux. We already miss you Gisele.

Ugg ne fait pas que des bottes fourrées

Temps estival oblige, nos orteils réclament le plein air : sandales, compensées, tongs, espadrilles… des modèles disponibles chez Ugg. Oui oui Ugg, la marque de bottes fourrées qui maintient nos petons au chaud tout l’hiver !

Léopard Ugg                    Ugg compensées

La marque américaine propose une gamme assez riche en modèles, du noir au motif léopard, à plat ou sur compensé tressé… Et même des boots façon cowboys.

tongs Ugg

Disponible dans les boutiques Ugg ou sur l’e-shop. De 100 à 160€ en moyenne.

L’objet du désir : le combishort Maje en édition limitée

Combishort Maje exclusive

Avis aux amatrices d’exclusivités ou presque : Maje met en vente ce mercredi 15 avril un combishort blanc à rayures, disponible uniquement en 200 exemplaires. C’est la deuxième pièce proposée dans la série Maje exclusive, qui permet aux amatrices d’éviter d’avoir le même look que tout le monde.

Combishort Maje exclu

Je trouve la pièce juste magnifique : le combishort apporte une touche bohème sans pour autant tomber dans l’excès. Et la matière a l’air très légère et agréable à porter. Le prix n’est pas encore connu mais les vêtements Maje, marque de semi-luxe, sont tout de même assez chers. Pour les amatrices, connectez vous sur l’e-shop Maje et shopper la pièce dès demain : il n’y en aura pas pour tout le monde !

 

Inès de la Fressange t’écrit chaque semaine. Si si c’est vrai !

Inès de la Fressange, la classe à l’état pure, la beauté naturelle et renversante à plus de 50 ans, le glamour sans chichis… Bref, Inès est mode icône mode ! Pour l’anecdote, j’ai eu la chance de la croiser à Paris, à côté de l’Opéra et un constat : elle est aussi belle en vrai que sur papier glacé !

Pret A Porter in Paris - Chanel

Consciente de son aura de prescriptrice de tendances, l’ex mannequin favori de Karl Lagarfeld a choisi le web pour partager ses bons plans. Mais pas sous forme de site ou de blog : la belle Inès a opté pour le principe de la newsletter. Une façon simple de créer une proximité avec ses lectrices (ou éventuellement lecteurs, après tout pas de clichés !). Il suffit de s’inscrire sur lalettredines.com pour recevoir chaque jeudi des nouvelles de la Parisienne.

Beauté, mode, déco, restaurants, bonnes adresses… L’égérie L’Oréal nous fait part de ses coups de cœur, sans prise de tête : ça se lit vite et ça donne des idées. Et bien sûr, c’est gratuit !

Sinon, vous pouvez toujours faire une virée chez Uniqlo puisque Inès de la Fressange, pour la troisième fois, collaboré avec la marque japonaise pour créer une collection à son image : parisienne, chic et intemporelle. Et pas chère.

ines fressange uniqlo

Merci Monsieur Gaultier

J’ai enfin vu l’exposition Gaultier. Je dis enfin même si elle n’a ouvert que mercredi dernier parce qu’il je l’attendais avec impatience depuis plusieurs mois, depuis que je sais qu’elle va enfin faire étape à Paris, après un tour du monde parti de Montréal. Autant vous conseiller d’attendre encore quelques jours, si vous le pouvez, pour vous rendre au Grand Palais, tant l’attente y est longue (attente à laquelle j’ai eu la chance d’échapper grâce au coupe-file). Un conseil : réserver vos places sur internet pour éviter de patienter des heures dans le froid.

Gaultier affiche expo

Une fois passés les contrôles de sécurité, vigipirate oblige, vous voici plongés en pleine bulle Gaultier. Comme un symbole, l’exposition s’ouvre par une petite vitrine abritant l’ours en peluche du créateur, celui qui a étrenné ses premières (et déjà géniales) excentricités de couturier et qui arbore encore des seins coniques. Quelques photos de famille et de figures qui ont compté dans la vie professionnelle et personnelle de M. Jean-Paul et vous voilà dans le vif du sujet : la mode.

Des créations en pagaille : pas de vol, l’exposition présente des dizaines de tenues créées par Gaultier, depuis ses débuts chez Cardin puis Patou à son premier défilé sous son nom propre en 1976 (« un ratage total » dira-t-il), aux incontournables revisites de la marinière, de la jupe pour hommes ou du corsets, en passant par ses créations pour Madonna ou Mylène Farmer. Tout est là, accessible, visible de près. De très près même. Une façon de se rendre compte du travail des matières, des coupes, bien loin du rendu sur papier glacé ou sur petit écran.

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Avec des innovations qui rendent cette exposition unique et passionnante pour tous, y compris les non initiés au domaine de la mode et de la haute-couture. Dans cette mise en scène sur deux étages, les mannequins parlent. Non, Farida Khelfa ou Grace Jones n’ont pas fait le déplacement. Mais à la places du visage des mannequins inanimés, des projections de vrais visages, qui parlent, chantent, bougent, sourient, sifflent, interpellent… Et surprennent le visiteur, au gré de ses déambulations. Parmi ces mannequins se glisse un Jean-Paul Gaultier espiègle qui nous parle de cette exposition, de sa vision du métier de couturier et du milieu de la mode.

La mode justement, revenons-y. Il y a du Saint Laurent chez ce Jean-Paul Gaultier, ce M. Jean-Paul comme il faut selon moi l’appeler, en ce qu’il revisite constamment les pièces phares du dressing féminin et masculin, sans distinction de sexe. La marinière se transforme au fil des années en intemporel moderne, en robe à plumes, en haut de tailleur chic. Le corset garde son aspect sexy, voire sexuel, tout en devenant « portable ». La robe fourreau dévoile un dos vertigineux et se pare de diodes et paillettes flashy. L’écossais devient jaune pour un ensemble punk. Le jean se meut en robe bustier longue…. Et la liste est longue. Le travail des matières est incroyable aussi, parce que JPG n’a aucun tabou : de la robe en sac poubelle du début de sa carrière à la robe de mariée en pull, du pantalon en latex au costume-jupe…

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Et c’est pour ça qu’on l’aime Jean-Paul Gaultier : pour son anticonformisme qui nous rappelle chaque jour que la différence est ce qui fait le sel de l’existence. Bien loin des mannequins archi calibrés de la mode d’aujourd’hui, plus porte-manteaux anonymes que top models iconiques. Il suffit de passer dans la salle qui met en scène un défilé de 14 tenues du couturiers, présentées par la voix suave de son amie Catherine Deneuve. Autour du podium, l’exposition recréé les premiers rangs (très disputés) des défilés, habités des silhouettes de muses de JPG, de Toni Marshall à Conchita Wurst, en passant par Dita Von Teese, Arielle Dombasle ou Inès de la Fressange.

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Pas de cris d’horreur, place est également faite à Madonna et sa tournée de 1990, le Blond Ambition Tour, pour laquelle Gaultier a conçu des costumes incroyables, conservés précieusement et prêtés par la reine de la pop pour l’occasion. Visibles également, quelques pièces dessinées pour Kylie Minogue ou Mylène Farmer.

Un long texte pour une exposition MAGIQUE, sans exagération aucune. Parce que Jean-Paul Gaultier est magique : un créateur d’exception, anticonformiste, sympathique, émouvant, passionné… Et pour salué le génie (il n’y a pas d’autre mot), une seule palabre, comme l’un de ses derniers parfums pour homme : cocorico !

Exposition Jean-Paul Gaultier au Grand Palais, du 1er avril au 3 août 2015.